Numéro 1

L’ÉDITO DU MOIS : RIDEAU DE PLUIE ET AUTRES PASSAGES SECRETS

Assez de la pluie. Pas nécessaire d’en rajouter. Ni en mots. Ni en images. C’est le rideau plus que la pluie qui nous inspire ce premier édito. Le rideau, passage par lequel notre imagination peut se faufiler vers un ailleurs plus ensoleillé. Il suffit de passer la tête et l’esprit. Le corps suivra naturellement.

Il y a tout autour de nous des portes secrètes à chacun, invisibles. Ces portes n’ont pas de formes précises, elles existent dans notre imagination et nous emmènent où notre esprit veut être à un instant t. Nous pensons profondément que nous nous rendons dans certains lieux parce qu’ils sont les anti-chambres d’un ailleurs dans lequel on aimerait se trouver mais malheureusement trop lointains à un moment. Nous cherchons physiquement à nous rapprocher de l’endroit où notre esprit veut nous emmener.  Les grands espaces peuvent ainsi se cacher derrière de plus petits espaces confinés. Quand John Muir nous dit qu’il se trouve un passage vers un monde nouveau entre chaque paire de pins, il veut dire – du moins c’est ce que nous voulons comprendre – que chacun a le pouvoir de chercher, choisir, trouver ses portes à lui, qui le font voyager vers une nouvelle nature, plus loin…

Ces passages invisibles peuvent donc prendre vie entre deux arbres, dans un coffee shop, en pénétrant un tunnel, dans une chanson, une photo, une rencontre, un sac à dos… derrière un rideau de pluie. C’est ça, ce sont ces éléments qui nous emmènent ailleurs, et c’est dans l’espace de la pensée que se trouvent la route vers ce grand voyage : celui qui m’emmène du lieu physique où je me trouve au lieu rêvé, absolu où je souhaite être.

Alors s’il doit pleuvoir encore et encore, oublier la pluie et ouvrez le rideau. Ces ambiances brumeuses peuvent vous emmener loin sur les terres d’Écosse, sur l’île de Vancouver ou même dans les hautes vallées pyrénéennes.

 

crédit photo : @harrisonsan

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